🎮 GAMING I MON TOP 5 DES JEUX AMSTRAD D'UN JEUNE DE 1989.


PAR PIERRE ALEXANDRE C.  - 16.01.2023

Amstrad, un nom qui a marqué tout une génération : zoom sur mes cinq jeux préférés !
Amstrad, un nom qui a marqué tout une génération : zoom sur mes cinq jeux préférés !

Il ne s’agit pas là de faire un top 5 des meilleurs jeux sortis sur Amstrad, mais de sortir 5 jeux auxquels j’ai joué sur Amstrad CPC 464 et qui m’ont fait passer de bons moments en leur compagnie. Bref, vous vous apprêtez à plonger dans une chronique écrite par l’enfant que j’étais en 1989. 

(c) Pierre Alexandre COIC
(c) Pierre Alexandre COIC
(c) Pierre Alexandre COIC
(c) Pierre Alexandre COIC

 

C’est à l’âge de 5 ans que ma carrière de geek a commencé…

Armé d’un clavier à cassettes, je faisais mon entrée dans le monde du jeu vidéo. J’ai gardé mon Amstrad pendant plusieurs années, avant qu’il ne soit détrôné un matin de Noël par la Nintendo Nes. Mais ces années derrière cet écran, ces bips sonores, m’ont laissé quelques bons souvenirs. Doc, fait chauffer la Delorean, on part en 1989 !!!

 

 

L’AIGLE D’OR


Je commence ce classement avec un jeu purement français, l’Aigle d’Or. Dans mes souvenirs, j’incarne un chevalier perdu dans un château à la recherche de 3 objets : le diamant bleu qui donne la richesse, le livre sacré qui donne la sagesse et l’aigle d’or qui donne la puissance.

 

Je lance la commande magique « run’’aigle » et là, une musique qui fait « bip, bip bip, bip bip bip » (ouais, bon, vous m’avez compris) se lance et un écran noir affiche le titre du jeu en rouge et bleu. S’en suit un écran qui explique l’histoire (que je n’ai jamais lu à l’époque) et le jeu commence…

 

Je vous partage ici ce fameux texte :

« Vous voilà transporté aux confins de la Wesphalie, à la recherche d’un fabuleux trésor qui, selon la légende, serait caché dans un château tout proche. Vous devez rapporter de votre quête le diamant bleu qui vous donnera la richesse, le livre sacré qui vous donnera la sagesse, et l’aigle d’or qui vous donnera la puissance. »

 

Avant d’entrer dans le château, on peut faire un passage chez un marchand afin d’acheter des outils qui pourront être utiles dans la quête, mais l’argent n’est pas limité (on commence avec 500 pièces d’or), il faut donc bien faire ses choix… Les retours au marchand sont possibles en cours de partie mais l’aspect labyrinthique de ce château rend plus que difficile l’orientation.

 

Je me souviens avoir passé des heures à naviguer entre les pièces, à tomber dans les pièges et à me perdre dans ses dédales… Plus que la quête principale du jeu, que je pense n’avoir jamais terminé, j’aimais me perdre dans ce château et découvrir de nouvelles pièces au hasard, j’avais l’impression de partir à l’aventure ! Mon imagination faisant le reste…

 

Et ce n’est pas ce qui est le plus important ?


 

MATA HARI


Et pour cette deuxième place, nous avons encore un jeu français ! L’industrie française a produit de très bons jeux sur Amstrad. Je ne sais pas comment j’ai eu ce jeu, mais comme souvent à l’époque, le jeu se choisissait à l’aspect de sa couverture.

 

Je n’avais aucune idée de qui était cette Mata Hari, les histoires d’espionnage durant la première guerre mondiale passent bien au-dessus de la tête d’un enfant de 5 ans, mais les graphismes du jeu me plaisaient beaucoup, et ça suffisait pour me faire apprécier d’y jouer…

 

C’est d’ailleurs pour ça que c’était mon deuxième jeu préféré…

 

Le jeu commence directement par un écran qui montre Mata Hari entrant dans un immeuble qui serait en fait une ambassade. Le but est d’y retrouver un espion fait prisonnier. Cette ambassade grouille d’hommes armés et de pièges explosifs mais quand on meurt, on se retrouve direct à l’infirmerie de ce même immeuble et on peut ainsi retenter sa chance… Ils n’étaient pas si méchants les méchants à l’époque… Ils nous tiraient dessus, pour ensuite nous soigner…

 

Le jeu se joue en vue de coupe, j’aimais beaucoup ce gameplay car il était plus jouable que l’Aigle d’Or, et en plus on pouvait voir un étage en dessous ou en dessus, ce qui permettait d’anticiper ce qui se passait aux autres étages. Les pièges étaient nombreux, je me faisais souvent avoir, mais je ne me lassais jamais d’y rejouer jusqu’à atteindre la fin du jeu.

 

Car oui ! Des jeux amstrad interminables de mon enfance, celui-ci est un des rares dont j’ai pu voir la fin…

 

Et la fin… parlons-en… De mes yeux d’enfants, je m’étais toujours demandé pourquoi la madame enlevait ses vêtements avant de prendre le personnage retenu prisonnier dans ses bras… Mais peu importe ce que ça voulait dire, j’avais terminé le jeu, et j’étais content !


 

CRAFTON & XUNK


Visuellement très beau, coloré et futuriste, ce jeu a tout de suite attiré mon regard. On retrouve un peu un gameplay proche de celui de l’Aigle d’Or, avec une bien meilleure jouabilité tout de même.

 

Je n’avais jamais trop prêté attention au but du jeu, mais chaque pièce se présente un peu comme un puzzle où on peut escalader et déplacer des objets pour en obtenir d’autres, faire telle ou telle action et ainsi progresser tout au long du jeu.

 

Mais le but dans tout ça ? On incarne un droïde qui infiltre une base scientifique à la recherche d’un ordinateur central afin d’éviter un cataclysme.

 

Le scénario était volontairement évasif car il est censé se dévoiler au cours du jeu, si on fait le jeu sérieusement et avec attention…

 

Parmi mes jeux, je pense que c’était le plus abouti, tant par les graphismes que par les sons.

 

A l’inverse des jeux qui vont jouer en boucle la même musique de 5 secondes durant toute la partie, celui-là ne possédait pas de musique mais le jeu était régulièrement rythmé par des bruitages divers généré par nos interactions avec l’environnement.

 

Ça avait un côté très ludique ! Et si je vous dis que ce jeu est aussi français ?...

 

Pour ce classement, j’ai hésité avec un autre jeu, Mission, dont le gameplay est assez similaire mais bien que ce dernier m’ait aussi laissé de très bons souvenirs, je trouve malgré tout que Crafton & Xunk est un poil au-dessus.


 

RENEGADE


Bon, comment dire…

 

Si je fais une description de ce jeu avec mon regard de l’époque, on ne va pas avoir beaucoup de choses à se dire…

 

À part « c’est rigolo faut frapper tout le monde », mais n’est-ce pas l’essence même d’un beat’em all ?

 

L’histoire qui se trouve derrière n’est là que pour justifier la violence gratuite qu’on aime tant : se défouler sur des méchants !

 

Je me souviens que visuellement, le jeu était vraiment plaisant, on retrouve bien l’atmosphère des quartiers coupe gorge américains (d’ailleurs ça se passe à Brooklyn), pour moi, ça me rappelait les dessins animés du style Tortue Ninja où les méchants se trouvent toujours dans des ruelles sombres.

 

Bon, au vue de l’univers, vous vous doutez qu’il s’agit bien d’un jeu tout droit venu des USA…

 

Il faut bien apporter de la diversité à ce classement ! 

 

Je me souviens avoir joué aussi à d’autres jeux du même genre, comme Robocop, mais Renegade restait le plus sympa de ma collection.


 

LA FORMULE


Alors ce jeu, français au passage, incarne à merveille ce côté «What the fuck» des années 80… C’est aussi pour ça qu’il est dans mon top 5. Pour faire simple, on a là un scientifique qui a avalé par erreur une potion qu’il a mise au point, se retrouve tout petit et tombe dans sa poubelle où il devra retrouver sa formule pour faire un antidote…

 

Bon, de mon point de vue d’enfant, on est plus sur « y’a un drôle de monsieur qui visite une poubelle géante », et ça me faisait rire, mais rire !

 

Cependant, au-delà du rire, je me souviens aussi aimer me balader dans un environnement géant, retrouver des pots de yaourts, des trognons de pomme ou des trucs chelous dont je ne savais ce que c’était. Bref, ce jeu me faisait explorer les poubelles et m’amusait beaucoup !

 

Pour l’anecdote, j’ai rejoué à ces jeux via un émulateur afin de faire les captures d’écran pour illustrer cet article. Il est bien loin le temps où j’étais à l’aise dessus, aujourd’hui je galère à faire un simple déplacement. De plus, j’ai l’impression que le jeu Crafton & Xunk n’est jouable qu’au joystick car je n’ai pas réussi à me déplacer même en appuyant sur toutes les touches… Mais je n’abandonne pas, je compte bien rebrancher mon Amstrad que j’ai toujours et retrouver l’aisance que j’avais à 5 ans !

 

Comme je l’ai dit en début de chronique, c’est un classement personnel qui est réalisé en fonction des jeux que je possédais… Il y a plein d’autres jeux qui sont classés comme des références sur Amstrad mais auxquels je n’ai jamais pu jouer… Il y a aussi des jeux qui existaient sur Amstrad mais que j’ai connu que plus tard sur consoles (Maniac Mansion, Tortue Ninja, Spy vs Spy, …), en parler ici n’aurait pas été fidèle à mon expérience sur Amstrad. À ce sujet, ça m’intéresserait de savoir quels sont vos jeux préférés de votre enfance ou adolescence.