ITW AUDIO  I  LAURENT BOAS, PHOTOGRAPHE REPTILE.

P A R    T O N Y   S A N S   P E R M I S S I O N   -   0 3 . 1 2 . 2 0 1 9


Par son univers photographique insolite, ce photographe quimpérois nous ouvre les portes de son univers graphique, basé sur le clair obscur, mêlant nu/demi nu artistique et reptiles en tout genre. Rencontre au sommet de l'atypisme.

Laurent Boas, photographe professionnel.
Laurent Boas, photographe professionnel.
(c) Laurent Boas
(c) Laurent Boas

KACTUS : Comment s'est révélé chez toi, cette passion pour la photographie ?

Laurent : J'ai commencé avec des reptiles (...) : j'ai prêté mes serpents à des photographes, et chemin faisant, en travaillant avec d'autres photographes, j'ai acheté du matériel... et puis, au fur et à mesure, j'ai appris tout seul. J'ai commencé à avoir d'autres reptiles, avoir d'autres matériels, j'ai monté un studio, tout simplement.

 

 

KACTUS : Ton travail se porte beaucoup sur du clair obscur. Comment se passe une séance de photo shooting en nu/demi nu ?

Laurent : C'est beaucoup de préparation selon les modèles. Certaines viennent en photothérapie : cancer du sein, traces de maternité avec les marques, mais aussi retrouver la confiance en soi par son corps : c'est aussi se re-plaire (séparation, divorce). Et certaines, c'est juste pour la beauté artistique, (...) pour en faire des tirages à exposer chez eux/elles, dans leur chambre, dans leur salon, pour leur mari, pour leur femme. Ça peut être aussi bien un homme qui vient acheter un tirage photo de sa femme sur papier ou en dibond...

 

KACTUS : C'est quoi le dibond ?

Laurent : Ce sont des plaques aluminium où les photos sont directement imprimées dessus, (...) comme il y a ici. Après, il y a toutes les tailles...

 

KACTUS : C'est possible - de la même manière - de commander ces dibonds ?

Laurent : Il y a des dibonds avec des modèles avec qui je travaille toute l'année, qui sont à disposition pour les ventes aux particuliers. (...) Ici, ça représente un peu tout le monde : les femmes rondes, les femmes maigres, les femmes blacks, tout le monde... J'aime bien avoir un panel de photos différentes, c'est plus représentatif de mon travail.

 

KACTUS : Sur certains clichés, on peut apercevoir des modèles, manipuler des reptiles.  Peux tu nous les présenter ?

Laurent : Ici, on a Daisy, 2m40, et 7kg. Au dessus, il y a Max qui fait 1m80 et 5,5kg. Ensuite, il y a Spaghetti, 2m et 8Kg. De l'autre côté, il y a un python, des elaphes, des lampreaux... voilà, c'est tout ! (rires)

 

KACTUS : Ce que je trouve très intéressant dans la créativité, c'est l'atmosphère qui s'y dégage. Quel(s) message(s) fais tu passer à travers tes photos ?

Laurent : Entre mes oeuvres et ce que je fais en shooting, (...) j'ai beaucoup de modèles d'un jour. Mon travail, c'est quelque chose de passionnant parce que tu rencontres de tout : tous les univers, toutes les catégories sociales...  Les gens te donnent énormément et toi, tu donnes énormément aussi. Tu te dois de ne pas les décevoir* (*les modèles ndlr) et de faire de ton mieux. D'écouter... Écouter pour retranscrire au mieux, ce qu'ils veulent.

 

KACTUS : Il y a quelques temps de cela, tu organisais sur Quimper des ''piques niques photographiques'. Peux tu nous parler de ce concept et quand pourrait t'il avoir lieu ?

Laurent : Oui, il y a un prochain évènement prévu, le 15 Août, l'année prochaine en 2020 : j'ai commencé à le préparer ! (...) Tout le monde peut venir : celui qui a un appareil photo numérique, comme argentique ou même simplement, le contexte de la photo. Les gens viennent, modèles ou non ; dans le parc, il a aussi des enfants, donc il peut y avoir des shooting autour des enfants, adultes. L'année dernière, il y avait de la pole dance par exemple. (...) On tente de réunir tous les acteurs locaux, avec qui je travaille parfois à l'année - le photographe amateur comme le pro, (...) tout cela autour d'un pique nique. Cette année est différente, car on va la faire avec la petite Océane, qui est handicapée : elle a besoin de se faire connaitre sur Quimper, comme toutes les associations, d'avoir de la visibilité. A sa mère, j'ai proposé de créer un évènement autour de sa fille. Elle vient demain d'ailleurs pour mettre en place un système de calendrier pour financer son association (...).

 

L'année prochaine, on fonctionnera avec le bar Les Planches : c'est facile de travailler avec eux, c'est très professionnel.

 

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